
Résumé : Marc Stevens est une chanteur itinérant. A l'hospice, le concert est terminé. Celui-ci reprend la route, mais il tome en panne au milieu de nulle part. M. Bartel, un aubergiste psychologiquement fragile depuis que son épouse Gloria l'a quitté, le recueille.
C'est alors que commence le cauchemar de Marc : M. Bartel voit en lui l'incarnation de son ex-femme et tout le village est persuadé que celle-ci est rentrée au pays. (Résumé Allociné)



Ca commencait bien, une ambiance très lourde dans un hospice avec des vieu et des infirmières plus désespérés les uns que les autres. Ensuite notre héros tombe en pannent sur la route, ambiance encore sympathique qui promettaient un petit film bien baré. Mais malheureusement l'ennui se fait vite sentir et les paupières lourdes avec. Plus efficaces que tous les "Lexomil" de l'univers, Calvaire a un effet soporiphique très très impressionant. Etant tout de même resté éveillé (ca aide de discuter avec l'ami qui se trouve à coté de nous), voilà que le film commence à prendre un peu d'energie quand la partie "en fait je suis un gros psychopathe et je vais t'enfermer dans ma cave et peut etre meme te torturer" commence. Mais que nenni ! Mensonge ! Tromperie ! La petite aventure de Marc "Alice" Stevens au pays des pas si merveilleux continue sans trop de dents cassées. Une, voire deux petites scènes de "je te fais bobo avec mon marteau" et puis s'en vont.
Mais là où le bas blesse c'est qu'on se dit qu'il y avait vraiment matière à faire beaucoup mieux, surtout quand on voit la réserve de villageaois bien débiles qu'il y a. On a tout de même le plaisir de retrouver le Jean-Luc Couchard de Dikkenek en gros débile depressif qui cherche tout le long ce qu'on croit être un simple chien perdu. Il est peut etre bien le personnage le plus sympathique du film.
En effet, s'il fallait ne compter que sur la prestation de Laurent Lucas, que j'aime beaucoup d'habitude, ce serait vraiment un film à mettre aux oubliettes. Là où Maïwenn face à Cécile de France étant épatante, ici Lucas est très décevant. Quant à Jacky Berroyer, il tire un peu mieu son epingle du jeu sans pour autant etre d'un jeu très ennivrant.
Moi qui m'attendait à un espece de Haute Tension me voilà bien déçue par une film qui aurait plus sa place en pleine nuit sur TF1 dans Histoires Naturelles.
La bonne nouvelle c'est que sur le DVD se trouve un court metrage, bien meilleur que le film où l'on retrouve notamment Berroyer et Couchard, et avec l'apparition sympathique de l'entartreur, Noel Godin. On se dit que Calvaire aurait pu faire un bonus un peu raté du DVD du court metrage. En conclusion, je reste très déçue par ce film qui restera pour moi un vrai...

Cet article est associé à la bande-annonce "Calvaire - Bande-annonce 1 - Français"
Calvaire
- ma note pour ce film :
Année de production : 2004